Guerre dans le Nord-Ouest et Sud-Ouest : La contre-offensive du gouvernement de Paul Biya contre l’ONG américaine Human rights watch

Le 29 mars 2019, l’organisation non gouvernementale d’origine américaine Human rights watch a publié un rapport sur la crise anglophone. Cette ONG qui se donne pour mission de défendre les droits de l’homme, n’est pas passé par quatre chemins pour dire que les forces de défense et de sécurité et les rebelles sécessionnistes tuent les civils, violentent les populations et incendient des maisons.

En réaction, le gouvernement camerounais, par la voix de son ministre de la communication, a donné un point de presse ce mardi 2 avril 2019 pour démentir les accusations de HUman rights watch,

Ci-dessous, la déclaration du ministre René Emmanuel Sadi

MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION MINISTRY OF COMMUNICATION

DECLARATION DU GOUVERNEMENT CAMEROUNAIS SUR LA SITUATION DANS LES REGIONS DU NORD-OUEST ET DU SUD- OUEST SUITE AUX ALLEGATIONS CONTENUES DANS LE RAPPORT 2019 DE L’ONG INTERNATIONALE HUMAN RIGHTS WATCH

POINT DE PRESSE

DE

SON EXCELLENCE RENE EMMANUEL SADI MINISTRE DE LA COMMUNICATION

Yaoundé, 02 avril 2019

 

Mesdames, Messieurs ;

Dans l’édition 2019 de son rapport mondial, l’ONG

internationale Human Rights Watch a, une fois de plus, sous le

titre «Cameroun, Evénements de 2018», violemment pris à

partie les Forces de Défense et de Sécurité camerounaises,

dans la lutte qu’elles mènent contre les bandes armées de

sécessionnistes dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-

Ouest. Les Forces nationales de Défense et de Sécurité sont en

effet accusées « d’exactions et autres graves atteintes aux

droits de l’Homme, dirigées sur les cibles civiles. »

Ledit rapport fait également état « d’exécutions

extrajudiciaires, d’usage excessif de la force envers les civils,

de torture de terroristes capturés et d’incendies de maisons et

d’autres biens appartenant aux populations.»

En dénonçant de prime abord une tendance systématique

de certaines organisations humanitaires à discréditer les

pouvoirs publics, le Gouvernement Camerounais rejette

catégoriquement ces accusations, portées inconsidérément

contre des Forces Républicaines, engagées dans un combat

pour la préservation de l’intégrité territoriale de l’Etat et la

protection des personnes et des biens, dans les Régions du

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Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et ce, conformément à leurs

obligations régaliennes, dans le strict respect des conventions

internationales en matière des droits de l’Homme, et

parfaitement conscientes de leur responsabilité.

De toute évidence, dans la présentation qu’elle fait de la

situation sur le terrain, l’ONG Human Rights Watch trahit

comme un parti pris en faveur des bandes armées, en

relativisant, voire en minorant la responsabilité de ces groupes

dans les atrocités perpétrées dans les Régions du Nord-Ouest

et du Sud-Ouest.

Le Gouvernement estime, en effet, qu’il est absolument

inconséquent voire malsain, de vouloir mettre sur un pied

d’égalité ou loger à la même enseigne, d’un côté, ceux qui,

incarnant la puissance publique, font un usage légitime,

réfléchi et mesuré de la force, et de l’autre, des hors-la-loi, qui

usent illégalement de la force à des fins destructrices,

malveillantes et nuisibles.

Car, il est indéniable que les atrocités les plus criantes, les

intimidations, les enlèvements de citoyens innocents, les

incendies d’infrastructures, notamment d’hôpitaux, tel celui

récent de Muyuka, les menaces de toute nature qui imposent

les villes mortes, la fermeture de nombreux établissements

scolaires, avec tout le préjudice imaginable sur la scolarité des

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enfants, ne sont pas, et ne sauraient être le fait des Forces

camerounaises de Défense et de Sécurité, mais, bel et bien, le

fait des bandes armées sans foi ni loi et en totale perdition.

Au demeurant, les opérations des Forces de Défense et

de Sécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest,

ciblent essentiellement les campements et autres cachettes

des bandes armées sécessionnistes ayant pris en otage de

paisibles populations.

Dans ces conditions, le Gouvernement estime que le bon

sens, la logique, le sens des responsabilités, la conscience

collective exigent, que soient condamnés sans réserve, ces

hors-la-loi et leurs actes odieux, en même temps qu’ils

commandent, pour le moins, de louer l’action des pouvoirs

publics, et singulièrement, celle de nos Forces de Défense,

quitte, s’il en est besoin, à les exhorter à continuer d’accomplir

leur noble mission avec discernement, professionnalisme,

abnégation et responsabilité, ce d’autant que beaucoup, ce

faisant, ont payé de leur vie.

Le Gouvernement réaffirme que, dans le combat qu’elles

mènent contre les bandes déstabilisatrices dans les Régions

du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les Forces nationales de

Défense et de Sécurité sont parfaitement dans leur rôle

régalien, celui d’assurer la protection de la Nation et des

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populations, dans le respect des valeurs républicaines, face à

des hors-la-loi qui tuent sans pitié et sèment la terreur et la

désolation. Qui plus est, nos Forces s’illustrent de manière

significative et sans compter, par de nombreuses actions civilo-

militaires, notamment, au plan socio- économique, au profit

des populations concernées.

Des actions qui vont d’ailleurs s’intensifier avec la mise en

œuvre en cours du Plan d’Urgence Humanitaire décidé par le

Chef de l’Etat, Son Excellence Paul BIYA.

Aussi, le Gouvernement tient-il à souligner que la situation

sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest

n’est nullement en cours de dégradation, mais, bien au

contraire, en phase de reprise en main progressive par les

Forces nationales de Défense et de Sécurité.

Le Gouvernement en appelle donc, une fois de plus, au

sérieux, à l’objectivité et au sens de responsabilité de nos

partenaires humanitaires, qu’il s’agisse de Human Rights

Watch ou des autres, dans leur appréciation des faits et de nos

réalités, mais davantage, pour une meilleure compréhension et

une prise en compte judicieuse de nos enjeux du moment,

ainsi que de nos impératifs fondamentaux d’unité, de paix et de

cohésion sociale, s’ils entendent rester crédibles à nos yeux et

préserver leurs relations avec le Cameroun.

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En ce qui le concerne, le Gouvernement continuera

d’œuvrer de façon résolue et déterminée, pour un retour

définitif à la paix dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-

Ouest, tout en faisant valoir les vertus du dialogue, de la

tolérance et du pardon, comme en témoignent, du reste, les

multiples mesures d’apaisement, d’absolution et d’implication

directe des populations dans la gestion des affaires les

concernant, constamment prises par Monsieur le Président

de la République, Son Excellence Paul BIYA.

Je vous remercie de votre attention./.

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